sam. Nov 26th, 2022

Le film de Laurent Charbonnier, « Le Chêne », est une véritable célébration de la nature. Ce long-métrage raconte l’histoire d’un arbre vieux de 210 ans et de tous ses habitants. Un pilier en son royaume à Tour-en-Sologne.

Ni tout à fait un documentaire, ni vraiment une fiction : voilà ce que souhaitait le producteur de cinéma Michel Seydoux, qui a financé cette aventure, pour le film Le Chêne, un long métrage de 80 minutes sans le moindre commentaire. Dans cette ode à la nature, c’est un arbre vieux de 210 ans qui tient le rôle principal. À ses côtés, les acteurs sont des écureuils et les figurants des balanins, des éperviers et des geais, sous la caméra de Laurent Charbonnier.

On aurait pu avoir un casting beaucoup plus important mais on s’est recentrés sur quelques espèces seulement. Pour son premier film, Laurent Charbonnier aura sillonné la France pendant des mois en repérage, pour trouver cet arbre solognot qu’il a réussi à magnifier. Le cinéaste a imaginé le chêne comme un immeuble avec ses appartements et ses locataires. Cet ancien technicien qui a collaboré à Microcosmos, le film consacré aux insectes, met en scène les animaux et végétaux dans un ballet rythmé par les saisons. Il filme patiemment la vie, les amours et les intrigues de tout un écosystème pendant une année. « Dans cet affût, j’ai dû passer des heures et des heures, des journées, des semaines et des mois, parce que le film a été tourné sur un peu plus de 18 mois », précise le réalisateur.

Avec pas moins de 350 heures de rushs et plus de neuf mois de montage, la réalisation de ce film a représenté un vrai travail de fourmi. La bande son originale a nécessité également plusieurs semaines de bruitage. Il y a eu un travail énorme entre les musiciens, les bruiteurs et les monteurs son pour faire cette bande son absolument formidable;

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